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BIOLAPS : Baisser le prix de l’électricité grâce au stockage thermique longue durée

  • 3 mars
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 4 jours


Le stockage thermique longue durée est l’un des piliers de la stratégie de décarbonation portée par PackGy.


Pour structurer cette vision, nous avons défini un cadre clair : le BIOLAPS.


C’est un ensemble de 7 leviers complémentaires permettant d’agir simultanément sur les coûts énergétiques, la performance industrielle et l’empreinte carbone.


BIOLAPS signifie :



Pour rendre ces leviers concrets, nous allons détailler chaque levier dans une série d’articles dédiée.


Cet article concerne donc le premier pilier du modèle : le B, pour Baisser le prix d’achat du MWh.


Car dans un marché de l’électricité devenu plus volatil et plus indexé, la maîtrise du prix moyen de l’énergie est souvent le point d’entrée stratégique.



Un marché de l’électricité qui change de logique


Pendant longtemps, les industriels raisonnaient en heures pleines (HP) et en heures creuses (HC), avec un prix relativement stable autour d’une moyenne annuelle. Le prix spot, c’est-à-dire le prix de l’électricité en temps réel sur les marchés de gros, était perçu comme un simple “bruit”.


Aujourd’hui, ce n’est plus un bruit. C’est devenu le signal central.


Avec la fin en 2025 du dispositif ARENH (Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique, un mécanisme qui permettait aux fournisseurs d’acheter une partie de l’électricité nucléaire française à un prix encadré) et avec l’évolution de la régulation depuis le 1er janvier 2026, les offres industrielles vont être de plus en plus corrélées au marché.


Source : Sirenergies


La question n’est donc plus seulement “combien coûte mon MWh ?”, mais aussi “à quel moment est-ce que je consomme ?”.



Un marché plus volatil, plus indexé et plus flexible


La montée en puissance des énergies renouvelables (ENR), notamment le solaire, accentue fortement la volatilité des prix. Lors des épisodes de surproduction, les prix spot peuvent chuter, voire devenir négatifs. À l’inverse, en période tendue, ils peuvent grimper rapidement.


Le découpage historique heures pleines / heures creuses devient ainsi de moins en moins cohérent avec un système où l’électricité peut être abondante… en pleine journée.


On observe davantage de contrats indexés (totalement ou partiellement) aux marchés de gros, des offres “multi-blocs” combinant part fixe et part variable, ainsi qu’une valorisation explicite de la flexibilité via des mécanismes de bonus/malus.


La stabilité d’un prix garanti risque désormais de coûter cher en OPEX (dépenses opérationnelles). À l’inverse, profiter de la volatilité suppose un investissement (CAPEX) et une organisation adaptée.




Stocker pour faire baisser son prix moyen du MWh


Dans ce nouveau paradigme, le stockage devient stratégique.


Le principe est simple : acheter l’électricité lorsqu’elle est peu chère, la stocker, puis l’utiliser lorsque le prix est élevé permet de réduire le prix moyen du MWh consommé.


Plus la durée de stockage est importante, plus l’impact peut être significatif. Dans de nombreux cas industriels, la durée optimale de retour sur investissement dépasse 6 heures et peut aller bien au-delà selon les usages.


Il ne s’agit plus seulement d’acheter de l’énergie, mais de la piloter.


Cette approche s’inscrit dans notre réflexion sur l’enjeu des stocks dans la transition énergétique, développée dans cet autre article.






Batteries et stockage thermique : des solutions complémentaires


Les batteries sont une partie importante de la solution, mais elles ne couvrent pas tout le besoin, notamment sur les durées longues. Or, dans l’industrie agroalimentaire (IAA), le froid représente 30 à 50 % de la consommation électrique globale.


Le stockage thermique “froid” devient alors un levier stratégique : plutôt que de stocker directement de l’électricité, on stocke du froid afin de déplacer la consommation électrique dans le temps.


Notre solution de stockage thermique latent E-MCP cible précisément ce besoin émergent.

Elle se distingue notamment par :


  • Un CAPEX < 45 €/kWh thermique, qui diminue lorsque la durée de stockage dépasse 10 heures.


  • Un LCOES (Levelized Cost of Energy Storage) d’environ 15 €/MWh thermique, bien inférieur aux amplitudes actuelles de volatilité du marché.


Notre démonstrateur à l’échelle 1:1, situé à La Janais (Rennes), permet aujourd’hui de sécuriser les principaux indicateurs de performance entre 0°C et -11°C. Des visites sont possibles et notre équipe peut réaliser un diagnostic personnalisé selon vos besoins.


Pour en savoir plus sur notre solution de stockager thermique latent E-MCP, n'hésitez pas à consulter cet article dédié.







Un levier économique et environnemental


Baisser le prix du MWh ne consiste plus simplement à négocier un contrat.


Il s’agit d’adopter une stratégie énergétique adaptée au nouveau marché : accepter la volatilité, investir intelligemment et transformer le signal prix en avantage compétitif.


Car le prix du MWh et son impact carbone sont intimement liés. Consommer lorsque l’électricité est abondante et souvent plus décarbonée, permet d’agir à la fois sur les coûts et sur l’empreinte CO₂.


Le “B” de BIOLAPS, c’est donc transformer une contrainte de marché en opportunité industrielle.


Pour conclure cet article, baisser le prix du MWh ne relève plus uniquement d’une négociation contractuelle, mais d’une stratégie énergétique structurée, où le stockage thermique longue durée devient un levier clé pour transformer la volatilité du marché en avantage industriel durable.


 
 
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