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BIOLAPS : Introduire plus d’ENR utiles dans le mix énergétique

  • 26 mars
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 3 jours


Accélérer la transition énergétique est aujourd’hui une priorité pour les industriels. Mais intégrer davantage d’énergies renouvelables dans son mix énergétique ne se résume pas à en produire plus. Encore faut-il pouvoir les utiliser au bon moment, de manière fiable et adaptée aux besoins du site.


Cet article s’inscrit dans la continuité de la série dédiée à notre modèle BIOLAPS, qui structure les principaux leviers d’optimisation énergétique en industrie.


Pour rappel, voici ce que signifie BIOLAPS



Dans notre article précédent, nous avons abordé le B de BIOLAPS : Baisser le prix de l’électricité grâce au stockage thermique longue durée, en montrant comment le stockage permet de tirer parti de la volatilité du marché.


Nous nous intéressons dans cet article au I de BIOLAPS, c’est-à-dire : introduire plus d’énergies renouvelables (ENR) utiles dans le mix énergétique.


Produire des ENR ne garantit pas leur utilisation


L’électricité renouvelable, notamment solaire et éolienne, est par nature variable. Elle ne produit pas toujours quand les besoins industriels sont les plus forts.


En pratique, cela crée un décalage : l’énergie est souvent produite en période de faible demande, les prix chutent, voire deviennent négatifs et l’industriel doit continuer à s’approvisionner à d’autres moments.


Une partie de cette énergie est donc mal valorisée. On parle parfois de “cannibalisation” : plus il y a d’ENR sur le réseau, plus leur valeur instantanée diminue.


Sans solution de stockage, augmenter la part d’ENR dans son mix énergétique peut donc atteindre rapidement ses limites.


Le stockage longue durée permet de rendre les ENR utiles


C’est ici que le stockage longue durée, ou LDES (Long Duration Energy Storage), change la donne.


Là où les batteries permettent surtout de décaler la production sur quelques heures (par exemple du midi vers le soir), le stockage longue durée répond à un enjeu plus structurel : disposer d’énergie lorsque les ENR ne produisent pas.


Cela permet de couvrir : une nuit complète, une journée peu ensoleillée ou des périodes météo défavorables.


Le stockage transforme ainsi une énergie variable en énergie pilotable.


Concrètement, cela permet :

  • de réduire les “heures manquantes”,

  • de limiter le recours à des énergies fossiles,

  • et d’éviter des achats d’électricité à des moments défavorables.


On n’augmente pas seulement la production d’ENR.

On augmente leur utilité réelle.


Cette approche s’inscrit dans notre réflexion sur l’enjeu des stocks dans la transition énergétique, développée dans cet autre article.






Des approvisionnements en ENR plus fiables


Le stockage joue également un rôle clé dans la structuration des approvisionnements énergétiques.


Un contrat d’électricité renouvelable, appelé PPA (Power Purchase Agreement), fournit une énergie produite “au fil de l’eau”, c’est-à-dire dépendante des conditions de production.



Source : Atlante


Dans le cas du photovoltaïque, ces contrats sont souvent proposés en tiers investissement (sans CAPEX pour l’industriel), et dimensionnés sur un niveau de consommation minimum, appelé “talon”, afin de garantir que l’électricité produite sera bien consommée sur site.


Cependant, une partie de cette production reste parfois mal valorisée, notamment :

  • le week-end, lorsque l’activité est réduite,

  • ou lors de périodes où la consommation est inférieure au niveau de production.


Le stockage thermique permet alors d’aller plus loin :

  • en valorisant cette énergie produite en dehors des périodes de consommation (comme le week-end),

  • et en augmentant le talon de consommation, ce qui permet d’intégrer davantage d’énergie renouvelable sur site.


Avec du stockage longue durée, cette énergie devient plus pilotable : les périodes de consommation sont mieux couvertes, l’exposition aux déséquilibres diminue et la qualité de fourniture s’améliore.


Pour un industriel, cela se traduit par plus de visibilité sur les coûts et moins de risques opérationnels.


Le stockage apporte également une valeur globale au site industriel, en permettant de mieux piloter son énergie : maîtrise des pointes de consommation, réduction de la puissance appelée, amélioration de la continuité d’alimentation et meilleure qualité de l’énergie.


Le stockage devient ainsi un facilitateur concret de l’intégration des ENR.


Le stockage thermique longue durée : une application concrète pour l’industrie


Dans de nombreux secteurs, notamment dans l’agroalimentaire, une part importante de l’énergie est utilisée pour produire du froid.


Le stockage thermique permet alors une approche simple : produire du froid lorsque l’électricité est abondante (et souvent renouvelable), puis l’utiliser plus tard.


Autrement dit, on transforme l’électricité en froid, puis on la “stocke” sous cette forme.


Ce mécanisme permet de :

  • consommer davantage d’énergie renouvelable sur site,

  • réduire la dépendance aux périodes de tension du réseau,

  • et mieux lisser la consommation électrique.


Notre solution E-MCP s’inscrit dans cette logique. Elle permet de stocker de l’énergie sur des durées longues et de la restituer de manière fiable, en apportant des performances adaptées aux usages industriels.


Mais le stockage longue durée n’est pas une solution universelle. Sa pertinence dépend de plusieurs facteurs : le coût du stockage, le nombre de cycles d’utilisation, la capacité à valoriser la flexibilité et le rendement global du système.


C’est précisément sur ces indicateurs que notre solution E-MCP apporte des performances fiables, permettant d’envisager une intégration pertinente dans le mix énergétique industriel.


Pour en savoir plus sur notre solution de stockager thermique latent E-MCP, n'hésitez pas à consulter cet article dédié.







Et si votre chambre froide devenait une batterie ?


Dans de nombreux sites industriels, le froid fait déjà partie du quotidien. Mais il peut aussi devenir un levier énergétique.


Le stockage de froid permet de raisonner simplement : la glace peut être vue comme de l’électricité “solidifiée”.


On transforme de l’électricité en froid à un instant donné… pour l’utiliser plus tard.


Ce principe permet de décaler la consommation dans le temps : produire du froid lorsque l’électricité est abondante et peu chère (souvent renouvelable) et le consommer lorsque l’électricité est plus rare ou plus coûteuse.


Ce mécanisme, appelé décalage de charge, permet de mieux valoriser les énergies renouvelables produites sur le réseau ou sur site.



Une solution compétitive et créatrice de valeur


Pour les usages de froid industriel, le stockage thermique présente un avantage structurel par rapport aux batteries électrochimiques (BESS : Battery Energy Storage System).


Le coût du kWh stocké est généralement plus faible, et les durées de stockage plus longues, ce qui le rend particulièrement adapté aux besoins industriels.


Au-delà du coût de l’énergie, ce type de solution permet également :

  • de mieux piloter sa consommation,

  • de réduire les contraintes sur le réseau,

  • et de participer à des mécanismes d’effacement (pilotés notamment par RTE), pouvant générer des revenus complémentaires.


Le stockage thermique devient ainsi un levier à la fois économique, énergétique et opérationnel.


Pour conclure cet article, introduire plus d’ENR dans son mix énergétique ne consiste pas seulement à en produire davantage, mais à pouvoir les piloter et les utiliser au bon moment. Le stockage longue durée devient ainsi un levier clé pour augmenter la part d’ENR utile, tout en sécurisant les opérations et en optimisant les coûts.

 
 
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